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	<title>Toch &#8211; Music Remembrance Radio</title>
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	<title>Toch &#8211; Music Remembrance Radio</title>
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		<title>Die chinesische Flöte &#038; Tanz Suite</title>
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		<dc:creator><![CDATA[User 990003]]></dc:creator>
		<pubdate>Wed, 27 Feb 2019 14:00:51 +0000</pubdate>
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					<description><![CDATA[Alice Gulipian, soprano
Ensemble Voix Étouffées
Amaury Du Closel, direction musicale

Comprend :
<ul>
 	<li>Die Chinesisches Flöte op. 29</li>
 	<li>Tanz Suite op. 30</li>
</ul>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’instrumentation des œuvres faisant l’objet du présent enregistrement est un des exemples manifestes de l’inventivité dont fait preuve Toch. <cite>La Flûte chinoise</cite> op. 29, composée en 1922 pour quatorze instruments solistes et soprano, sur la traduction éponyme publiée en 1907 par Hans Bethge de poèmes chinois du <span class="pcap">xii</span><sup>e</sup> au <span class="pcap">vii</span><sup>e</sup> siècle avant notre ère. Ces mêmes traductions inspirèrent dans la première moitié du <span class="pcap">xx</span><sup>e</sup> siècle environ 180 compositeurs, à commencer par <cite>Le Chant de la Terre</cite> de Gustav Mahler, en passant par Arnold Schoenberg, Anton Webern, Walter Braunfels, Karol Szymanowsky, voire Pavel Haas à Terezin.</p>
<p>Bethge expliquait à propos de ses traductions qu’il « ne s’agissait pas de transposer un poème mot à mot, mais d’en faire renaître dans une langue étrangère l’esprit, le style et la mélodie ». On pourrait définir de la même manière l’approche de Toch lorsqu’il met en musique les trois textes sur lesquels son choix s’est arrêté : point de chinoiserie ou d’orientalisme factice, mais le souci de restituer une atmosphère suggérée par l’apparente simplicité des poèmes. La voix est souvent <cite>a cappella</cite>, les instruments qui l’accompagnent raréfiés – sauf dans le poème <cite>Le Rat</cite> d’après Sao-Han, ou le <cite>tutti</cite>d’ensemble accompagne la furie qui se dégage du texte – les percussions jouent un rôle coloristique prépondérant.</p>
<p>La même inventivité instrumentale – flûte/piccolo, clarinette, violon, alto, contrebasse et percussions – de la <cite>Suite de danses</cite> op. 30, composée un an après <cite>La Flûte chinoise</cite>, nous rappelle combien la création artistique de la République de Weimar était placée sous le signe de l’expérimentation. L’œuvre accompagne le poème dansé <cite>La Forêt</cite>de Frieda Ursula Back, élève de Mary Wigman, et professeur de danse contemporaine au conservatoire de Mannheim où Toch enseignait lui-même depuis 1912. Toch écrit une partition répondant aux exigences d’un public mélomane et ouvert sur la modernité tout en étant accessible à des oreilles moins cultivées, où se mêlent les effets les plus immédiats – comme le montre l’indication « comme une musique de foire » dans le premier mouvement de la <cite>Suite</cite>, et l’atmosphère mystérieuse du sixième mouvement, obtenue par l’alternance du jeu sur le chevalet et sur la touche entre le violon et l’alto.</p>
<p>Lors de l’Exposition sur la « musique dégénérée » organisée par la branche la plus radicale des nazis à Düsseldorf en mai 1938, un panneau présentait des photos déformées de Toch et Franz Schreker sous le titre « Deux plumitifs juifs », accompagnées de la logorrhée antisémite habituelle dans l’Allemagne de l’époque. Un prix Pulitzer en 1956 pour sa <cite>Troisième Symphonie</cite> ne suffira pas à rendre à Toch la place dans le monde de la musique que les années brunes lui avaient arrachée.</p>
<ul>
<li>Karusel Music International</li>
<li>1 CD DDD</li>
<li>Durée totale : 51&#8242;</li>
<li>EAN : 3770000274035</li>
</ul>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ernst Toch &#8211; opus 60 &#038; 61</title>
		<link>https://musicremembranceradio.org/fr/produit/raise-a-child/</link>
					<comments>https://musicremembranceradio.org/fr/produit/raise-a-child/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[User 990003]]></dc:creator>
		<pubdate>Wed, 27 Feb 2019 14:00:49 +0000</pubdate>
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					<description><![CDATA[Jenny Zaharieva, piano
Pierre-Yves Pruvot, baryton
Sofia Philharmonic Orchestra
Amaury Du Closel, direction musicale]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les œuvres figurant sur le présent enregistrement datent toutes deux de 1932, à une époque où Toch est au sommet de ses moyens, et quelques mois avant la prise de pouvoir par le nazisme. En 1940, le <cite>Dictionnaire des Juifs dans la musique</cite> définira le compositeur en ces termes : « Toch exerça une grande influence jusqu’en 1933 comme compositeur “des plus progressistes” ». Dans l’intervalle, ce dernier avait rejoint les États-Unis.</p>
<p>La <em><cite>Musique pour orchestre et baryton</cite> op. 60</em> est écrite sur un poème « Dieu, mon voisin » du jeune Rainer Maria Rilke, extrait de son <cite>Livre d’heures</cite> (1899-1905) et fortement imprégné de religiosité. Toch y exprime toute sa sensibilité spirituelle. Mais l’œuvre est également remarquable par sa forme et les moyens d’expression employés. Toch divise le poème en trois parties, et la voix, qui tantôt chuchote, tantôt proclame avec force la proximité du poète avec Dieu, le fait le plus souvent <cite>a capella</cite>, tel un exercice spirituel monacal évitant la distraction sensuelle du son de l’orchestre. Ce dernier n’intervient que pour établir le climat nécessaire à l’intimité de la prière, ou comme interlude (3<sup>e</sup> mouvement ), et ne se déploie dans toute sa puissance que dans la transe finale célébrant la grandeur de Dieu. L’œuvre fut créée l’année de sa composition à l’Opéra d’État Unter den Linden sous la direction d’Erich Kleiber.</p>
<p>La <em><cite>Symphonie pour piano et orchestre</cite> op. 61</em>, sous-titrée &#8220;<cite>Deuxième Concerto pour piano&#8221;</cite>, relève quant à elle du genre de la symphonie concertante classique, avec sa construction en quatre mouvements. Tout y révèle la supériorité d’un maître, qu’il s’agisse des couleurs sonores, de la diversités des atmosphères, de la complexité d’un contrepoint malgré tout très lisible. Le premier mouvement est fortement comparable dans sa structure à la forme sonate des symphonies classiques. Le second est un <cite>scherzo</cite> éprouvant la virtuosité de l’orchestre et du soliste. L’<cite>adagio</cite> poétique est en trois parties, séparant le piano et l’orchestre comme la voix et l’orchestre avaient pu l’être dans l’œuvre précédente. Le finale enfin est d’une forme très hétérogène, dans laquelle le matériau thématique introductif, traité dans l’esprit « motorique » de bien des œuvres de l’époque, est développé en plusieurs épisodes en apparence sans relations avec les autres, pour culminer en une chute vers l’abîme fortement prémonitoire.</p>
<ul>
<li>Karusel Music International</li>
<li>1 CD DDD</li>
<li>Durée totale : 65&#8242;</li>
<li>EAN : 3770000274042</li>
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